01/02/2020

Infiltration des services secrets belge

Des espions vende des renseignements


Le Comité R s’inquiète de possibles infiltrations étrangères des services secrets belges et souhaite examiner comment ces derniers sont en mesure de détecter ces infiltrations.
Une vingtaine d’incidents potentiels ont été répertoriés et sont à l’analyse. Quinze se seraient produits au sein du Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS), le service secret de l’armée belge. Cinq incidents concer- nent la Sûreté de l’État.

C’est en tout cas ce qu’affirmaient samedi les quotidiens De Tijd et L’Écho, sur base d’une réunion à huis clos qui s’est tenue en décembre dernier au Parlement belge.
Le Comité R y a fait référence à son dossier “infiltration”.

Des dossiers à l’enquête


Selon les deux quotidiens, le Comité R “souhaite vérifier comment nos services de renseignement gèrent la découverte d’indices permettant de supposer que certains membres de leur personnel sont peut-être sous l’emprise d’autres pays et services de renseignements”.

La porte-parole de la Sûreté, Ingrid Van Daele, déclare “qu’en ce moment, nous n’avons connaissance d’aucun cas d’infiltration effective de la Sûreté de l’État”.

Aucun cas nouveau d’espionnage potentiel n’est divulgué.

Les parlementaires ont été informés du cas d’un capitaine commandant du SGRS à qui l’habilitation “Secret” a été retirée et qui a été licencié.

Recruté en 2004, cet homme travaillait pour la division du Renseignement (Div I) du SGRS. Il travaillait aussi dans l’import-export. Il avait notamment de nombreux contacts avec la Russie, en particulier avec un oligarque.

Un autre dossier plus délicat est sous enquête au parquet fédéral. Il concerne la mise à pied d’un major soupçonné d’avoir transmis en 2016 des informations sensibles à la Russie par l’entremise d’une femme travaillant pour les services secrets serbes.

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