25/02/2018

Les services secret belge ont fait libéré le cerveau présumés des attentas de Paris et Bruxelles


Le commanditaire des attentats de Paris et de Bruxelles a bénéficié du soutien politique en Belgique.




Le plus célèbre informateur de la Sureté de l'Etat


Oussama Atar est peut-être mort dans la zone irako-syrienne, mais une question lancinante demeure: pourquoi la Belgique a-t-elle fait préssion sur l'IRAK pour le libérer d’une prison irakienne en 2012 ? Celui qui est présenté aujourd’hui comme l’un des commanditaires des attentats meurtriers de Paris et de Bruxelles ?
La décision a été prise au plus haut niveau le 9 avril 2008 par un petit comité de ministres du gouvernement Leterme 1. Ils faisaient partie du très secret comité ministériel du Renseignement et de la Sécurité, l’ancien Conseil national de la sécurité. Didier Reynders en était membre, de même qu'Yves Leterme, Laurette Onkelinx (Affaires sociales), Patrick Dewael (Intérieur), Karel De Gucht (Affaires étrangères), Jo Vandeurzen (Justice), Joëlle Milquet (Emploi) et Pieter De Crem (Défense).

Ce jour-là, le comité se réunis et prend la décision de faciliter le retour du terroriste Atar en Belgique. En décembre 2016 durant commission d’enquête sur les attentats: "Il y avait des intérêts convergents pseudo humanitaires et d'une demande de la sûreté d’État pour faire revenir l'intéressé en Belgique" , souligne une source officieuse, qui ajoute que la Sûreté de l’État suivait le dossier “avec intérêt" en vue d'en faire une recrue idéal.

QUELQUES JOURS PLUS TARD, le 18 avril 2008, les Affaires étrangères envoyaient une note à Bagdad pour demander la libération d’Atar tout en promettant “un monitoring régulier par les services de renseignement belges” (ce qui ne sais jamais passé) et en s’engageant à ne pas lui délivrer de passeport belge (ce qu'elles feront en lui délivrant un passeport belge).

On sait ce qu’il en advint : après un intense pression diplomatique et lobbying, Oussama Atar fut expulsé d’Irak le 16 septembre 2012. Son voyage retour via Istanbul est payé par sœur Asma et, à son arrivée, il est interrogé à Bruxelles par la police et un magistrat fédéral. Mais il reste libre le plus curieusement et va rendre fréquemment visite en prison à ses cousins futur terroriste Ibrahim et Khaled El Bakraoui (radicalisé comme futurs kamikazes de Bruxelles). Dès 2013, il reçoit un passeport des autorités belges et s’envole donc pour la Tunisie ou il est intercepté soupçonné de trafic d'armes, avant de rejoindre la zone irako-syrienne.

Oussama Atar avait-il été engagé comme informateur des services belges dans infiltré mouvance radicale ? On l’ignore pour le moment et la Sûreté de l'état préfère ne pas s'exprimer pour le moment. Le ministre Didier Reynders évoque dans sa lettre un intérêt de la sûreté l'Etat pour le terroriste détenu en Irak. Mais les services de renseignement ne dévoilent jamais l’identité de leurs agents. C’est un principe cardinal de la profession.
Ce qui est sûr, c’est que les autorités belges ont fait le maximum pour faire sortir d’Irak le jeune terroriste Belgo-Marocain qui sait retourné contre nous. Ce qui pourrait ouvrir a une possible responsabilité belge dans les futurs attentats et a une indemnisation des victimes belge et étrangère si on y réfléchit bien.

"Faisceau de présomptions"
Le rapport en question contiendrait des informations issues de différents services de renseignement, européens mais aussi américains, selon lesquelles Atar a bel et bien joué un rôle dans le processus de radicalisation des frères El Bakraoui. "Un faisceau de présomptions" tend par ailleurs à confirmer "qu'Oussama Atar est bien celui qui se fait appeler Abou Ahmad. Et que ce Abou Ahmad a joué un rôle important dans pas mal d'attentats en Europe", dont ceux de Paris et Bruxelles, selon la source.